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L’information circule dans votre organisation. Mais jusqu’où ?

Il y a un paradoxe que je rencontre dans presque toutes les organisations que j’accompagne.

D’un côté, jamais les entreprises n’ont eu accès à autant d’informations. Les sources se multiplient, les outils de veille se démocratisent, l’intelligence artificielle accélère la collecte. De l’autre, jamais autant de décisions n’ont été prises dans le brouillard, sur des marchés qui bougent vite, avec des signaux faibles qui passent entre les mailles, et une information stratégique qui remonte rarement jusqu’à ceux qui en ont le plus besoin.

Ce paradoxe n’est pas une question de moyens. C’est une question de système.

Ce que révèle la Fresque de la Connaissance

Depuis quelques mois, j’anime la Fresque de la Connaissance, un atelier collaboratif et visuel qui permet à un groupe de cartographier ensemble les enjeux liés à l’information dans les organisations.

Le format est simple : des cartes, une grande table, et une question posée collectivement. Comment la connaissance se crée-t-elle ? Comment circule-t-elle ? Où se bloque-t-elle ? Où se perd-elle ?

Ce qui se passe pendant ces deux heures et demie est souvent surprenant, non pas parce que les participants découvrent des concepts nouveaux, mais parce qu’ils mettent des mots, ensemble, sur quelque chose qu’ils vivaient chacun de leur côté sans pouvoir le nommer.

Trois constantes émergent presque systématiquement, quel que soit le secteur ou la taille de l’organisation.

Ce que ça change selon votre rôle

La Fresque parle à tout le monde, mais elle ne dit pas la même chose selon la posture dans laquelle on arrive.

Ce que les dirigeants qui participent à la Fresque repartent avec, ce n’est pas une liste d’outils, c’est une carte de leurs angles morts décisionnels. Et souvent, la simple conscience de ces angles morts suffit à changer la façon dont ils organisent l’information autour d’eux.

De la prise de conscience à l’action

Une Fresque sans suite reste une belle expérience. Ce qui fait la différence, c’est ce qu’on fait des prises de conscience qu’elle génère.

Dans les deux cas, le travail n’est pas de faire plus. C’est de faire mieux — avec moins de dispersion et plus d’impact sur les décisions réelles.

Pourquoi le faire collectivement ?

On pourrait se poser ces questions seul, dans son bureau, avec un bon carnet. Certains le font. Mais l’expérience collective produit quelque chose que la réflexion individuelle ne produit pas : la reconnaissance.

Quand un dirigeant réalise que trois de ses pairs autour de la table ont exactement le même angle mort que lui, quelque chose se déverrouille. Ce n’est plus son problème personnel. C’est un enjeu partagé, donc adressable. Et quand un veilleur entend un autre veilleur décrire exactement sa difficulté à faire remonter l’information jusqu’aux décideurs, il sort de l’isolement dans lequel ce métier confine souvent.

C’est peut-être ça, le vrai apport d’un atelier comme la Fresque de la Connaissance : non pas apporter des réponses, mais créer les conditions pour que les bonnes questions émergent, ensemble.


En mai, j’organise deux journées autour de ce format : l’une pour ceux qui veillent, l’autre pour les dirigeants. Les détails sont ici :

Pour les veilleurs, et tous ceux qui ont en charge la gestion de l’information : https://www.billetweb.fr/lire-les-signaux-pour-mieux-cartographier-son-territoire

Pour les dirigeants et tous ceux qui ont besoin d’information pour décider : https://www.billetweb.fr/lire-les-signaux-pour-mieux-tenir-le-cap

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